Timescanner vs Timely : le tracking auto résout-il le bon problème ?
Timely surveille tout ce que vous faites pour tracker automatiquement. Timescanner lit ce que vous mettez déjà dans votre agenda. Pourquoi la différence compte plus que le prix.
La promesse de Timely est séduisante. Plus besoin de se souvenir de tracker quoi que ce soit — l’application tourne en arrière-plan, surveille les apps utilisées, et reconstitue automatiquement la journée.
Pour les freelances qui oublient de démarrer le timer, ça ressemble à la solution.
Le problème : l’hypothèse est fausse. La plupart des freelances ne perdent pas d’heures facturables parce qu’ils ont oublié de les enregistrer. Ils les perdent parce qu’ils ne savent plus lesquelles étaient vraiment facturables — temps de préparation, appels courts, retours asynchrones qui n’ont jamais eu de bloc calendrier. La capture automatique ne règle pas ça.
Ce que fait Timely
Timely fait tourner un processus en arrière-plan qui enregistre les apps utilisées, les documents ouverts, les sites visités, et le temps passé sur chacun. Son IA Memory transforme ces données brutes en une timeline — qu’on valide ensuite manuellement.
Le résultat est détaillé. On peut reconstruire n’importe quelle journée depuis les données d’activité. Pour un travail entièrement informatique, c’est précis.
Ce que ça demande : un processus en arrière-plan actif sur chaque appareil, une revue régulière des suggestions, et faire confiance à un service tiers avec un flux en temps réel de toute son activité.
Les coûts qui comptent vraiment
Vie privée. Le modèle de Timely repose sur la surveillance complète de l’activité — onglets, documents, temps passé dans Slack, Figma ou son éditeur de code. Ces données partent sur les serveurs de Timely. Pour un freelance qui gère des NDAs clients, travaille sous clauses de confidentialité, ou simplement mal à l’aise avec une surveillance totale, c’est une vraie contrainte.
Angles morts. Timely ne capture que l’activité informatique. Les appels téléphoniques en déplacement, les ateliers en présentiel, les échanges dans un espace de coworking — rien de tout ça n’est enregistré automatiquement. On revient à la saisie manuelle pour une part non négligeable du travail freelance.
Prix. Timely démarre autour de 9 $/mois. Les plans avec des projets illimités coûtent davantage. À 79 €/an pour Timescanner, l’écart est conséquent pour un freelance seul.
Pourquoi le calendrier résout déjà ça
La plupart des freelances ont un agenda qui fonctionne. Les appels clients sont planifiés. Les blocs projets sont réservés. Le travail est déjà là — il n’est juste pas étiqueté pour la facturation.
La méthode des crochets règle ça : [NomClient] au début de n’importe quel événement facturable. Cette habitude de 5 secondes quand on crée ou modifie un événement est le seul changement de comportement nécessaire. Aucun processus en arrière-plan. Aucune surveillance.
Timescanner lit le flux iCal depuis n’importe quel agenda — Google Agenda, Outlook, Apple Calendar, Proton Calendar, Notion Calendar, Fastmail. Il sépare le facturable du non-facturable, applique le taux horaire par client, et sort le total à facturer. La fin de mois prend 15 minutes au lieu de trois heures.
Les données du calendrier ne quittent jamais le calendrier. Timescanner ne stocke aucun événement côté serveur — il lit le flux iCal, lance le calcul, retourne le résultat. Rien n’est mis en cache.
Et les heures hors calendrier ?
L’objection est légitime : tout ne passe pas par l’agenda. Appels Slack improvisés, revues spontanées, travail fait en dehors des blocs planifiés.
Timely capture ça automatiquement si on est devant un ordinateur. Timescanner, non.
Mais la vraie question est : quel est le volume réel de ces heures, et est-ce qu’installer un logiciel de surveillance sur chaque appareil le justifie ? Pour la plupart des freelances avec 2 à 5 clients, les heures hors calendrier sont marginales. Une revue hebdomadaire de 15 minutes de ce qui n’a pas été mis dans l’agenda couvre l’écart — sans infrastructure de monitoring.
Tarifs
Timely : à partir de 9 $/mois environ, avec des plans plus complets à 16–22 $/mois.
Timescanner : 79 €/an, n’importe quel calendrier iCal. 30 jours d’essai gratuit, sans carte bancaire.
À 16 $/mois, ça fait environ 192 $/an contre 79 €/an. Près de 2,5× le prix, plus le compromis sur la vie privée.
Lequel choisir
Si le travail est entièrement informatique, que l’oubli du tracking est récurrent, et qu’une surveillance complète de l’activité ne pose pas de problème — Timely capturera des heures qui passeraient autrement à la trappe.
Si l’agenda est déjà utilisé pour planifier le travail client, que l’objectif est un output de facturation et pas seulement une prise de conscience du temps, et qu’on ne veut pas de logiciel de surveillance sur chaque appareil — Timescanner couvre le même problème avec beaucoup moins de friction.
L’agenda qu’on utilise déjà est plus proche d’un outil de facturation qu’il n’y paraît. Ce qui manque, c’est généralement l’étiquetage — pas la capture.
Pour comparer plusieurs options : meilleur outil de suivi du temps pour freelances.
Timescanner fonctionne avec Google Agenda, Outlook, Apple Calendar, Proton Calendar, Notion Calendar, Fastmail et tout calendrier compatible iCal.
Timescanner
Votre agenda sait déjà combien de temps vous avez travaillé.
Pas de timer. Pas de nouvelles habitudes. Timescanner lit votre agenda — Google Agenda, Outlook, iCloud et d'autres — et génère vos rapports de facturation automatiquement.
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