Timescanner vs TimeCamp : une source de vérité ou deux ?

TimeCamp importe les événements iCal dans sa propre base de données. Timescanner les lit directement, sans créer de second système. La différence : où vit la vérité.

5 min de lecture Adrien

TimeCamp propose une synchronisation iCal. On connecte son agenda, les événements s’importent comme des entrées de temps, et on gère tout depuis TimeCamp.

Sur le papier, ça ressemble au workflow natif calendrier que les freelances recherchent.

En pratique, on vient de créer un second système de référence. L’agenda existe toujours. TimeCamp aussi. Quand les deux divergent — et ils divergeront — le problème devient une réconciliation de données, pas une question de facturation.

Ce que fait TimeCamp

TimeCamp est avant tout un outil à timer. On enregistre le temps manuellement, on démarre un minuteur, ou on laisse le tracking automatique enregistrer l’activité depuis le bureau. L’intégration iCal tire les événements calendrier dans TimeCamp comme entrées de temps — une amorce pour la saisie, pas un remplacement.

De là, TimeCamp gère des projets, des budgets, et propose une facturation basique intégrée. Il existe une version gratuite et des formules payantes à partir d’environ 3–4 $/utilisateur/mois.

Pour des équipes qui tracke les heures facturables sur plusieurs personnes, ça couvre l’essentiel. Pour un freelance seul, ça ajoute une charge significative.

Le problème de la synchronisation

Quand on importe des événements iCal dans TimeCamp, ils deviennent des enregistrements TimeCamp. Toute modification ultérieure — ajuster la durée, reclasser une réunion, ajouter un tag client — se fait dans TimeCamp, pas dans le calendrier.

On se retrouve avec deux enregistrements. L’agenda montre ce qui était prévu. TimeCamp montre ce qui a été modifié et soumis. Ce ne sont pas la même chose. Au moment de justifier une facture à un client, il faut décider quelle version fait foi.

Les timers échouent la plupart des freelances parce qu’ils exigent une action délibérée au mauvais moment. La synchronisation iCal contourne ce problème — mais en crée un autre. Le calendrier était déjà exact. L’importer dans un second système ne le rend pas plus précis ; ça le rend plus difficile à maintenir.

La philosophie différente de Timescanner

Timescanner n’importe rien. Il lit le flux iCal directement depuis le calendrier — Google Agenda, Outlook, Apple Calendar, Proton Calendar, Notion Calendar, Fastmail, n’importe quelle source compatible iCal.

La logique de facturation vit dans les noms des événements, pas dans une base de données séparée. La méthode des crochets marque ce qui est facturable : [NomClient] au début de tout événement facturable. Pour ajouter un projet : [NomClient][Projet]. Pour noter quelque chose d’offert : [NomClient][O]. C’est tout.

Quand on lance une analyse, Timescanner lit le flux en direct et calcule le résultat : heures facturables par client, montants totaux à facturer, ventilation du non-facturable. Une seule source de vérité. Si on modifie un événement dans l’agenda, l’analyse suivante le reflète immédiatement. Rien à synchroniser, rien à réconcilier.

Les données du calendrier ne quittent jamais le calendrier. Timescanner ne stocke aucun événement côté serveur — il lit le flux, lance le calcul, retourne le résultat. La fin de mois prend 15 minutes au lieu de trois heures précisément parce qu’il n’y a aucun second système à gérer.

Quand TimeCamp a du sens

Si on a besoin du suivi de temps en équipe — plusieurs personnes qui saisissent des heures sur des projets partagés — TimeCamp est conçu pour ça. Le workflow à timer, les circuits de validation, et le suivi budgétaire sont pensés pour ce contexte.

Pour un freelance seul qui facture à l’heure, ces fonctionnalités génèrent du travail plutôt qu’en supprimer. On gère un logiciel que les clients ne voient jamais, pour produire des totaux de facturation qu’on pourrait obtenir directement depuis l’agenda.

Tarifs

TimeCamp : version gratuite avec projets limités, formules payantes à partir d’environ 3,99 $/utilisateur/mois.

Timescanner : 79 €/an, n’importe quel calendrier iCal. 30 jours d’essai gratuit, sans carte bancaire.

Le calcul bascule vite si la version gratuite de TimeCamp ne suffit pas. À 5 $/mois, c’est 60 $/an — moins cher que Timescanner, mais pour un workflow qui demande de maintenir deux systèmes. À 8–10 $/mois, Timescanner l’emporte sur le prix et la simplicité.

Lequel choisir

Si on gère une petite équipe et qu’on a besoin d’un suivi de projets partagés avec des flux de validation — TimeCamp est fait pour ça.

Si on travaille seul, qu’on facture les clients à l’heure, et qu’on utilise déjà un agenda pour planifier le travail client — Timescanner lit ce qui existe déjà sans demander de le dupliquer ailleurs. L’agenda est déjà exact. Le seul manque, c’est les étiquettes de facturation, et ça prend 5 secondes par événement.

L’agenda était toujours la source de vérité. La question, c’est si on veut que ça reste comme ça.


Pour comparer plusieurs options : meilleur outil de suivi du temps pour freelances.

Timescanner fonctionne avec Google Agenda, Outlook, Apple Calendar, Proton Calendar, Notion Calendar, Fastmail et tout calendrier compatible iCal.

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