Le bilan annuel freelance : les chiffres qui comptent vraiment

La plupart des freelances clôturent l'année avec une vague impression. Quatre chiffres changent ça. Le bilan annuel qui améliore vraiment l'année suivante.

5 min de lecture Adrien

Décembre arrive. Vous avez une idée vague de si l’année a été bonne ou mauvaise. Peut-être connaissez-vous le chiffre d’affaires total. Probablement pas grand-chose d’autre.

C’est le bilan annuel standard du freelance : un ressenti, pas un chiffre.

Le problème avec les ressentis, c’est qu’ils ne se capitalisent pas. On ne peut pas améliorer une impression vague d’année en année. On peut améliorer un chiffre.

Voici les quatre chiffres qui vous disent ce qui s’est vraiment passé cette année — et ce qu’il faut changer l’année prochaine.

Chiffre 1 : Votre taux horaire effectif

Pas votre tarif affiché. Votre taux effectif.

Prenez vos revenus annuels totaux. Divisez par votre total d’heures travaillées — admin, prospection, tours de révision, appels de coordination, tout. C’est votre taux effectif.

Pour la plupart des freelances, ce chiffre est plus bas qu’attendu. Si vous facturez 80 €/h mais passez 35 % de votre temps sur du travail non facturable, votre taux effectif est de 52 €/h. C’est ce que votre temps a réellement coûté cette année.

Si vous avez tracké vos événements d’agenda régulièrement, ce calcul prend 20 minutes. Si vous ne l’avez pas fait, le taux effectif de cette année est votre meilleur argument pour commencer l’année prochaine.

Chiffre 2 : Votre taux de facturation

Heures facturables divisées par heures totales travaillées. Exprimé en pourcentage.

Les freelances solo expérimentés opèrent typiquement à 70-80 %. En dessous de 60 %, c’est un signal que la charge est trop élevée ou que les tarifs ne l’absorbent pas. Au-dessus de 85 %, c’est souvent que vous n’investissez pas assez de temps dans le développement commercial.

Si vous connaissez votre taux de facturation, vous savez si le levier pour l’année prochaine est des tarifs plus élevés, moins de charge, ou plus de clients. Chacun a un plan différent. Sans le ratio, vous devinez.

Chiffre 3 : Revenus par client

Triez vos clients par revenu total cette année. Pas le tarif horaire — le revenu total de la relation.

Les deux ou trois premiers clients représentent probablement 60 à 70 % de vos revenus annuels. Cette concentration vaut la peine d’être connue : elle vous dit combien de risque repose sur chaque relation client qui se terminerait.

Puis regardez le bas de la liste. Quel était le revenu du plus petit client ? Divisez par les heures estimées passées sur la relation. Quel était le taux effectif ? Les petits clients à faible taux effectif sont les premiers candidats à supprimer ou à re-tarifer l’année prochaine.

Chiffre 4 : La durée de vie moyenne de vos clients

Combien de clients avez-vous eu cette année ? Combien étaient des clients récurrents de l’année passée ? Combien étaient nouveaux ?

Un business freelance avec majoritairement des clients récurrents se capitalise différemment de celui qui remplace toute sa base clients chaque année. Les clients récurrents ont un coût d’acquisition nul. Les nouveaux clients coûtent des propositions, des pitchs, un onboarding.

Si vous remplacez la plupart de votre base clients chaque année, votre coût d’acquisition est intégré dans chaque projet. Si vous retenez des clients d’une année sur l’autre, ce temps va au travail facturable à la place.

Vous n’avez pas besoin d’un CRM pour tracker ça. Un tableur simple avec le nom du client, la date de début et la date du dernier projet vous dit tout.

Quoi faire des chiffres

Le bilan n’est utile que s’il change quelque chose.

Si votre taux effectif est en dessous de 50 €/h : augmentez les tarifs sur les clients existants avant d’en prendre de nouveaux. Augmenter le nombre de clients à un faible taux effectif ne fait que multiplier le problème.

Si votre taux de facturation est en dessous de 60 % : auditez votre charge avant d’acquérir des clients. Plus de clients à 55 % de facturation, c’est plus de charge, pas plus de revenus.

Si un client représente plus de 40 % des revenus : faites évoluer cette relation intentionnellement, ou réduisez la concentration en ajoutant un client comparable. La dépendance à un seul client est un risque d’activité.

Si la durée de vie moyenne de vos clients est inférieure à un projet : votre coût d’acquisition est trop élevé pour soutenir la croissance. Concentrez-vous sur la rétention et l’expansion avant le nouveau business.

Le bilan en 30 minutes

Ouvrez votre agenda pour l’année. Taguez tous les événements client si ce n’est pas déjà fait. Exportez ou comptez les heures par client. Additionnez le total des heures travaillées.

C’est le taux effectif et le taux de facturation.

Additionnez les revenus par client depuis vos factures.

Comptez combien de clients étaient nouveaux cette année par rapport aux récurrents.

Trente minutes. Quatre chiffres. Un plan pour l’année prochaine qui n’est pas basé sur un ressenti.

Votre agenda a déjà les données. Le bilan est juste la question que vous lui posez une fois par an.


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